Notes d’atelier: Le fou et la nonne le mercredi 02.12

3 décembre 2009 at 5:39   (Work in progress : le Fou et la Nonne)

Notes d’atelier: Le fou et la nonne le mercredi 02.12

Présents: Alexandre, Jeremy, Lola, Morgane, Roland, Selma, Steven, Michel.

Secrétaires: Lola, Morgane

Alexandre, Roland, Selma : impression sur les places, sur la scène

Roland : complexité des trois personnages.

Alexandre : /Bordigiel/ un peu trop statique, mais le texte n’est pas encore possédé.

On a pû travailler les places et la relation.

Comment est perçue la relation entre Bordigiel et soeur Anne, Soeur Anne et Walpurg. Est ce que quelque chose paraît pouvoir prendre entre ces personnages.

Selma : elle veut s’enfermer dans personnage de nonne mais tombe amoureuse de Walpurg.

Alexandre : Bordigiel : c’est son terrain, il le connaît. Travail à faire sur la présence, qqn qui survole tout ça. Relation qui commence à germer avec Selma : petite chose qui n’ose pas entrer.

Places liées à la relation. Sentir une justesse.

Steven : dans le jeu, on a comparé 2 relations : B/SA et W/SA : On sent B/SA, il y a des blocages. B va la chercher, l’introduit dans son monde. Deux personnages sont différents : B et W : W a une espèce d’instantanéité. L’une aboutit et l’autre non. On sent déjà le conflit qui s’installe.

Roland : sur la relation, Roland n’a pas de blocage, ça passe très bien. Spontanéité, parfois c’était un peu téléphoné. Trouver le moment juste et fort. Le texte fait plein d’appels : moments de folies, mais des appels avant dans le texte. Ca se sent au fur et à mesure.

Michel : SA/B la relation est au début effectivement étrange. Relation complexe, et on sait que par la suite il y aura ce flirt. Se demander pourquoi il n’est pas si clair…

le rapport avec Walpurg est différent d’avec Bordigiel. Il est introduit par le rapport avec Bordigiel. Si on détermine rapport de  B/SA, on aura indications sur le début de relation avec W/SA.

Reprise

 

Scène Bordigiel/Soeur Anne (Alexandre/Selma)

 

B/SA : entrée avant – scène cours : question de la relation entre les deux

le jeu à la chaise ne tient pas la route. Selma ne peut pas s’assoir.

Qu’est ce qui va créer une dynamique ?

Entrée en scène : travailler sur la distance entre les 2 corps : SA rentre en premier, B suit mais reste légèrement en écart par rapport à elle.

« incurables » : au public

« empoisonnement » : SA regarde B

comment le spectateur voit le regard de B sur W

SA est face à une autorité scientifique. SA est jeune, homme plus âgé, beau, qui petit à petit a une sorte de charme naturel.

SA connait elle déjà Grün ? non

« caboches psychiatriques » : SA monte vers B, à la tête de Wallpurg

« je me permets de tenter l’expérience » encore à SA

B ne se rend pas compte à quel point son inconscient parle pour lui.

« dementia praecox » SA regarde B puis W

puis « ma soeur » de nouveau regard de SA vers B

relation qui commence à paraître entre B et SA par rapport à un tiers qui est W. ?

B est une autorité, ce sont des séducteurs nés de manière inconsciente, permanente, constante. Le comportement, on a pas encore ce comportement, elle se laisse séduire par cette autorité. Puis quan W dit « tu vas me tromper… » c’est déjà en place dans la première scène. Elle a ça, consciente de la hiérarchie…

Roland : ça se passe très vite. « mais que dois je faire exactement »  : elle veut que B reste. « vous parlez à une personne d’église » : ça va trop vite !

On arrive à une question : question : est ce que j’arrive à la justesse de jeu à travers mon corps ou à travers la voix. Dans cette pièce, surtout le corps, c’est un vrai ballet, B hypnotise SA dans son ballet. SA peu à peu tombe sous le charme. SA est sous le charme. A travers le mouvement corporel que les choses se jouent.

Rythme, espace puis le ton de la voix

Scène Walpurg/Soeur Anne (Roland/Lola)

(indications de jeu)

Bordigiel sorti. Soeur Anne se met à genoux et prie mains croisées.

Walpurg : tonus dans la voix. Soeur Anne lève la tête sur «nom d’un chien » (un type dangereux!)

Soeur Anne se lève calmement après « dis quelque chose ». Ton Lola : « je ne suis pas un fantôme » pas peur pas agressivité, elle est dans l’effet Bordigiel, là. (coucou j’a i un corps de femme). Ne le regarde pas.

Pour le lit: en léger plan incliné et tout près de l’avant-scène.

Ca permet de jouer: « comment vous appelez-vous? » en se tournant vers elle, et on le voit quand même.

W se redresse vers elle. « Eh bien ma soeur »

Saute sur ses pieds. « Embrasse-moi »

Sautille vers elle. « Je ne peux pas ouvrir les bras »

Soeur Anne se recule.

W face public jeu avec les bras bien coincés  « quelle torture »

Soeur Anne se tourne face public, «je suis ici pour apaiser ». Signe de croix « moi-même hors de l’existence » etc

W la rejoint en petit clown « alors c’est pas possible » 

Important: les variations de jeu de Walpurg, tous ses contrastes.

« Je n’ai pas besoin d’aide » etc. En grandes enjambées et latérale jusqu’à jardin avant-scène.

Duel! Monte pour être à sa hauteur. « je suis plus morte que vous » toujours regard public.

 W: à la place, un regard sur Anne et au public « pourquoi êtes-vous religieuse » puis s’approche d’elle, sur sa ligne, d’une autre manière et d’un autre ton. Stop sur « ravissante ».

Anne prend un point rapide sur W et répond.

Moment de vérité: « ce n’est peut-être qu’une impression » à la place jusqu’à « il vous est arrivé quelque chose de semblable » mélodrame et tout

Puis W se rapproche rapidement. « je l’ai senti tout de suite »

Pour Witkiewicz: l’essentiel c’est de percevoir les tensions sur la scène, entre les personnages

Anne « à pour l’amour du ciel » au public puis s’en va, vers fond. Puis « je suis déjà dans un autre monde »

W à elle « moi non !» à la place, toute l’énergie dans la voix, puis suite à la place public.

Montée au lit sur « le vrai monde le mien etc »

S’assied et change de ton sur « c’est la loi pour nous les fous »

Balance les jambes «car la société est bonne »

W s’allonge sur « j’ai une infinité de temps »

Soeur Anne s’assied quand? Après « je ne les supporte plus »

~The torture never stops! merci zappa

Le monde diplomatique: un article dans le numéro de décembre 2009 sur le suivi du destin carcéral en France. Ca fait partie de nos documents de travail

http://www.monde-diplomatique.fr/2009/12/COUPECHOUX/18632

extrait:

La France stigmatise les malades mentaux Traitement sécuritaire de la folie

La castration physique pour un violeur ? Pourquoi pas, a répondu la ministre de la justice Michèle Alliot-Marie, lors d’un débat parlementaire. Cette conception antique du droit (œil pour œil, dent pour dent) rejoint, dans un autre domaine, celle de la psychiatrie ramenée, au fil des réformes, plusieurs décennies en arrière. Les changements entrepris par M. Nicolas Sarkozy font de tout malade mental un individu dangereux dont la société doit se protéger — et non un être humain qui doit être soigné.

Par Patrick Coupechoux

« mais non », il se redresse

« le bromure, la morphine » Anne le regarde, ça lui rappelle Bordigiel

« un sommeil plein de cauchemars » elle se lève, il ne la voit pas faire

« toujours, toujours » il se recouche

Anne, le moment où elle donne l’indice qu’elle va le laisser tomber

« calmez-vous » elle est derrière lui, niveau de sa tête »

« si je ne peux vous aider », elle s’éloigne

W se lève d’un bond « vous ne sortirez pas d’ici »

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